Renforcement des capacités et incubation des partenaires
ATIA a comme objectif premier l’amélioration des conditions de vie des personnes très vulnérables. Pour ce faire, elle met en œuvre des actions de terrain à travers des partenaires locaux dont elle favorise la création, le développement, la montée en compétences, la viabilisation et in fine l’autonomisation. Le but est que ces partenaires associatifs locaux, créés à l’occasion du programme, soient « le point d’appui du programme, puis son relais ultérieur » (charte Inter Aide). En zone urbaine, les bidonvilles se caractérisent souvent par leur instabilité, d’importants flux migratoires et un tissu social déstructuré. La pérennisation des services passe donc par la mise en place d’équipes de professionnels salariés localement.
Pour appuyer les partenaires, et pour élaborer et mettre en œuvre avec eux les activités, ATIA recrute des personnels expatriés (« responsables de programme » ou « conseillers techniques ») en poste directement sur les lieux d’intervention et affectés à 100 % de leur temps auprès d’un partenaire. Depuis le siège et lors de missions terrain régulières, le chef de secteur et le responsable administratif et financier en charge de chaque programme accompagnent également les partenaires locaux dans la mise en œuvre des activités : ils forment les équipes locales (au plan technique, opérationnel, organisationnel, managérial, juridique, comptable, financier, etc.) et garantissent la qualité des activités ainsi que la bonne utilisation des fonds.
Quand un partenaire atteint un bon niveau technique ainsi qu’une viabilité organisationnelle et financière, ATIA se retire progressivement du dispositif. L’association locale devient alors autonome dans la conduite des activités et dans leur financement. Cette démarche permet la continuité des activités selon les mêmes principes clés d’intervention après le départ d’ATIA vers une autre zone d’intervention.
L’autonomisation ne se décrète pas. Elle passe par un travail exigeant d’identification, de formation et de stabilisation d’une direction et d’équipes locales, un processus que mène ATIA en étroite collaboration avec ses partenaires. Cet effort représente un défi : il faut en effet attirer et retenir des personnes compétentes et prêtes à travailler pour un salaire souvent inférieur à celui du marché, dans des conditions de travail basiques. Ces profils restent peu nombreux, en particulier pour les postes de direction.
L’autonomisation nécessite donc un temps significatif, variable selon les contextes et les programmes. Le temps du développement est un processus long, l’autonomisation se met en général en place sur une période d’au moins 15 ans, souvent davantage. Depuis 2012, ATIA a conduit à l’autonomisation 8 structures locales, initialement créées par l’ONG Inter Aide puis reprises par ATIA, notamment en Inde (microfinance et mutuelle de santé), aux Philippines (microfinance et social) et à Madagascar (microfinance intégrée avec du social et de la santé).
Localisation des partenaires
ATIA accompagne des organisations sociales locales qui mettent en oeuvre les programmes dans les pays d’intervention. Chaque pastille indique le domaine d’intervention du partenaire : reportez-vous à la légende ci-dessous.
Légende — cliquez pour filtrer
Santé
Éducation
Inclusion socio-économique
Togo
2 partenaires — 1 ville
Lomé : LAMESIN NYO (mutuelle de santé), DUDENYO (renforcement des capacités).
Madagascar
9 partenaires — 7 villes
Mahajanga : MAMPITA (microfinance sociale), RAITRATIA (tuberculose et renforcement des capacités). Vatomandry : RAITRATIA (tuberculose et renforcement des capacités). Antananarivo : AFAFI (mutuelle de santé), MISSONGA (renforcement des capacités), KOZAMA (éducation), TOHANA et KETRIK’ASA (formation et insertion professionnelle), KOLOAINA (accompagnement familial), RAITRATIA (tuberculose et renforcement des capacités). Antsirabe : RAITRATIA (tuberculose et renforcement des capacités), KOZAMA (éducation), KOLOAINA (accompagnement familial). Fianarantsoa : AFAFI (mutuelle de santé). Manakara : SAHI (microfinance sociale). Antsohihy : aucun partenaire rattaché à ce jour.
Inde
4 partenaires — 3 villes
Jaipur : LSS, ALERT et KGST (accompagnement familial). Mumbai : LSS, ALERT et KGST (accompagnement familial), LSS et NSVK (tuberculose). Bhiwandi : LSS, ALERT et KGST (accompagnement familial), LSS et NSVK (tuberculose).
Aucun partenaire ne correspond à ce filtre.
Situation au 1er janvier 2025. Un partenaire peut porter plusieurs programmes et intervenir dans plusieurs villes : par exemple, RAITRATIA couvre Antananarivo, Antsirabe, Vatomandry et Mahajanga, KOZAMA intervient à Antananarivo et Antsirabe, et LSS mène à Mumbai un programme d’accompagnement familial ainsi qu’un programme de lutte contre la tuberculose.
