La grande pauvreté se caractérise par des privations fortes, dans plusieurs domaines, qui s’imposent aux familles de manière simultanée. Ainsi, les progrès qu’une famille peut réaliser dans un domaine peuvent être remis en cause par une dégradation dans un autre domaine (des micro-entrepreneurs par exemple qui, souffrant d’une maladie ou d’un accident, sont obligés de liquider leur fonds de commerce pour payer des soins).
Au niveau social et économique, nos programmes visent à réduire le niveau de pauvreté des familles en renforçant leur motivation et leur niveau d’information sur leurs droits et les services disponibles et accessibles pour elles. Un accent particulier est mis sur le renforcement des capacités et de l’autonomie des femmes, la lutte contre les violences domestiques et sur l’accès à des opportunités économiques. Nous cherchons aussi à aider les familles à améliorer leurs revenus par la formation et l’insertion professionnelle et par l’auto-emploi (microfinance sociale). La très grande majorité de nos bénéficiaires sont des mères de famille.
Au niveau sanitaire, nous développons des mutuelles de santé adossées à des services d’accompagnement médico-sociaux à destination des familles les plus vulnérables pour faciliter leur accès aux soins de proximité. Nous contribuons aussi à la lutte contre la tuberculose, qui touche spécifiquement les familles les plus précaires, et au renforcement du système de soins par la formation des professionnels de santé.
Au niveau éducatif, nous travaillons à améliorer l’accès à une éducation préscolaire et primaire de qualité pour les enfants des quartiers pauvres, à limiter les abandons et à renforcer les ressources pédagogiques des enseignants et des parents.
