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Madagascar

Madagascar est le pays où ATIA intervient le plus, que ce soit en nombre de bénéficiaires accompagnés, de programmes ou de partenaires appuyés. Tous les secteurs d’intervention d’ATIA y sont présents : santé, éducation, social et économique.

Madagascar
RAITRATIA, Madagascar (2026) © RIJASOLO

Localisation des partenaires à Madagascar

Carte de MadagascarAntsohihyMahajangaVatomandryAntananarivoAntsirabeFianarantsoaManakaraRAITRATIAMISSONGAMAMPITAAFAFITOHANAKETRIK’ASAKOLOAINARAITRATIAKOZAMASAHI
  • RAITRATIA — Renforcement des professionnels de santé, Antananarivo, Antsirabe, Vatomandry et Mahajanga
  • MISSONGA — Renforcement des capacités, Antananarivo
  • MAMPITA — Microfinance sociale, Mahajanga et Antsohihy
  • AFAFI — Mutuelle de santé, Antananarivo et Fianarantsoa
  • TOHANA et KETRIK’ASA — Formation et insertion professionnelle, Antananarivo
  • KOLOAINA — Accompagnement familial, Antananarivo et Antsirabe
  • RAITRATIA — Santé communautaire et lutte contre la tuberculose, Antananarivo, Antsirabe, Vatomandry et Mahajanga
  • KOZAMA — Accès à une éducation de qualité, Antananarivo et Antsirabe
  • SAHI — Microfinance sociale, Manakara

Historique des actions d’ATIA à Madagascar

En 2008, ATIA a repris le suivi et l’appui de programmes urbains lancés par Inter Aide en 1995 et a, depuis, créé de nombreux autres programmes et associations à Madagascar. Ces partenaires, chacun spécialisé dans un domaine d’intervention et s’étendant progressivement à d’autres régions du pays, sont appuyés et coordonnés par ATIA, travaillent ensemble et partagent leurs bonnes pratiques :

À Antananarivo, KOLOAINA mène depuis 1995 un accompagnement psychosocial auprès des familles les plus vulnérables des bas quartiers et a étendu ses actions à Antsirabe en 2025.

KOZAMA, fondée en 2009, œuvre pour le renforcement du système éducatif public (préscolaire, soutien scolaire, formation des enseignants), avec une extension également à Antsirabe en 2023 et à la région d’Itasy en 2025.

MAMPITA, créée en 2008, et SAHI, créée en 2015, portent des programmes de microfinance sociale intégrée, respectivement dans les régions de Mahajanga et Manakara.

RAITRATIA déploie depuis 2020 un programme de lutte contre la tuberculose à Antananarivo qui s’est élargi en 2026 à un programme plus large de santé communautaire et de renforcement du système de santé dans les régions d’Analamanga, Atsinanana, Vakinankaratra et Boeny, en s’appuyant sur un réseau de partenaires déjà présents sur le terrain.

À Antananarivo toujours, le dispositif MISSONGA, lancé en 2023, vise à améliorer la qualité des soins en renforçant les pratiques des médecins par la formation continue et le partage d’expérience entre pairs.

TOHANA, créée en 2019 en partenariat avec l’entreprise textile française JACADI, forme à travers une première expérience professionnelle en couture des jeunes femmes vulnérables issues de quartiers très précaires d’Antananarivo.

Enfin, en 2026, l’association ECFORME a été refondée en KETRIK’ASA, qui œuvre avec l’objectif de renforcer l’insertion professionnelle des femmes et des jeunes vulnérables vivant dans les quartiers défavorisés d’Antananarivo.

ATIA accompagne chacun de ces partenaires dans le renforcement de leur gouvernance, de leurs compétences techniques et de leurs capacités opérationnelles, selon une logique d’autonomisation progressive. Certains partenaires historiques ont ainsi atteint un niveau d’autonomie avancé après plusieurs années d’accompagnement. C’est ainsi que CEFOR (microfinance à Antananarivo) est devenue autonome en 2019, VAHATRA (microfinance sociale intégrée à Antsirabe) en 2024 et AFAFi (dispositif de santé et de protection sociale) le sera fin 2027.

Données de contexte socio-économique sur Madagascar

Madagascar fait partie des pays les moins avancés au monde. Son Indice de Développement Humain le place en 2023 au 183ème rang sur 193 pays (1) contre 173e sur 191 en 2021. D’après la Banque Mondiale 69,17% de la population malgache vit en situation d’extrême pauvreté, soit avec moins de 3 dollars (USD) par habitant par jour (2). Le nombre de personnes pauvres a lui augmenté d’environ 50 % en dix ans, atteignant 21,1 millions en 2022. La dégradation est particulièrement marquée en milieu urbain, où le taux de pauvreté est passé de 42,2 % à 55,5 % sur la même période (Banque mondiale, Madagascar Poverty and Equity Assessment, février 2024).

Madagascar est aussi un pays avec un système de santé fragile faisant face à des crises récurrentes. En 2021, l’espérance de vie à la naissance est de 62,9 ans en moyenne (Organisation mondiale de la Santé, 2024) (3) et les taux de mortalité maternelle (426/100 000 naissances vivantes) (4) et infantile (47/1000 naissances vivantes) demeurent élevés (Enquête Démographique et de Santé à Madagascar, 2021) (5). 

Sources:

  1. UNDP (2025). Human Development Report 2025: A matter of choice: People and possibilities in the age of AI. New York.
  2. World Bank (2026). Poverty and Inequality Platform (version 20250930_2021_01_02_PROD) [data set]. pip.worldbank.org. Accessed on 2026-02-17.
  3. World Health Organization (2024). Consultable ici: https://www.who.int/data/gho/data/indicators/indicator-details/GHO/life-expectancy-at-birth-(years)
  4. UNICEF (2023). Consultable ici: https://www.unicef.org/madagascar/communiqu%C3%A9s-de-presse/en-2021-un-d%C3%A9c%C3%A8s-denfant-ou-de-jeune-%C3%A9t%C3%A9-enregistr%C3%A9-toutes-les-44-secondes
  5. Madagascar Demographic and Health Survey (EDSMD-V) (2021). Consultable ici: https://dhsprogram.com/pubs/pdf/FR376/FR376.pdf

EN SAVOIR +
sur les programmes et leurs résultats

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