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Mesure d’impact

ATIA s’attache à effectuer en continu une analyse de la population cible de ses programmes, d’une part pour toujours cibler les plus vulnérables, d’autre part pour mesurer l’efficacité du programme sur leurs conditions de vie.

Mesure d’impact
TB, Inde (2024)

La “photo de famille” : un outil de mesure multidimensionnelle de la pauvreté

Les familles bénéficiaires sont sélectionnées à l’aide d’un outil de catégorisation sociale créé par ATIA à partir du Multidimensionnal Poverty Index développé par l’Université d’Oxford pour le Programme des Nations Unies pour le Développement, dont il reprend dix critères communs.

Cet outil, intitulé par ATIA la “photo de famille”, permet d’évaluer le niveau de pauvreté d’un ménage suivant 17 critères répartis en cinq dimensions (habitat, éducation, santé, économie, administratif).

Plus une famille subit de privations sur les critères évalués, plus sa note est basse et la courbe du graphique proche du centre du cercle.

La “photo de famille” est mesurée lors de l’entrée des bénéficiaires dans le programme, puis à intervalles réguliers (3 mois, 6 mois, etc). Elle permet de les sélectionner en fonction de leur niveau de pauvreté, puis de mesurer les progrès qu’ils accomplissent pendant leur accompagnement et ainsi de vérifier l’impact de nos actions et la pérennité de cet impact.

Nous ne visons en effet pas seulement l’amélioration des conditions de vie des familles que nous accompagnons, mais plus généralement leur autonomisation et le renforcement de leur capacité à résoudre leurs problèmes par elles-mêmes.

EN SAVOIR +
sur l’outil et la méthodologie de la « photo de famille »

Exemple et analyse d’une “photo de famille”:

Le graphique ci-dessus montre l’évolution de la “photo de famille” d’une promotion d’apprenties couturières ayant effectué leur formation en 2023 au sein de l’atelier TOHANA et dont la situation a été réévaluée en 2024.

Chaque item est noté entre 0 (au centre du cercle) et 3 points (à l’extérieur). La ligne bleue correspond à la moyenne des évaluations des bénéficiaires réalisées avant la formation, la ligne rouge correspond à la moyenne des évaluations des bénéficiaires réalisées 12 mois après la fin de la formation.

On constate ainsi une progression très significative dans les domaines sur lesquels le programme intervient, notamment :

Au global, entre le début de la formation et la fin de l’accompagnement (12 mois après la fin de la formation), le score de cette promotion d’apprenties couturières a évolué en moyenne de 8 points sur l’ensemble des items.

L’échelle de résilience

ATIA mesure la résilience de ses bénéficiaires à partir de l’échelle de Connor-Davidson qui bénéficie d’une forte robustesse statistique et qui est déjà utilisée dans de nombreux pays. Elle dispose notamment d’un bon indice de cohérence interne (c’est-à-dire qu’elle mesure bien la même chose à chaque fois) et de validité (c’est-à-dire qu’elle mesure bien le degré de résilience d’une population).

Il est apparu que cette échelle n’était pas facile à utiliser par les accompagnatrices sociales sur le terrain car il s’agit de questions souvent abstraites et difficiles à expliquer et à comprendre pour nos bénéficiaires. En Inde, des limites spécifiques ont été relevées, liées à la complexité linguistique de la version hindi, rendant son usage moins fluide qu’à Madagascar. Les traductions locales, en hindi et en malgache, ont donc été retravaillées pour faciliter son appropriation. Selon les recommandations de l’évaluation externe des programmes sociaux, une réflexion est engagée sur la poursuite ou l’abandon de cet outil en Inde.

L’échelle d’empowerment

Pour analyser la situation des femmes bénéficiaires des programmes d’accompagnement et suivre l’évolution de leur capacité à faire des choix stratégiques, ATIA a développé une “échelle d’empowerment” à partir de différentes échelles déjà existantes validées scientifiquement. Des versions en hindi et en malgache sont administrées sur le terrain, légèrement différentes selon le contexte et surtout adaptées aux réalités locales.

L’échelle d’empowerment d’ATIA évalue des aspects très concrets de la situation et des représentations des femmes accompagnées : 4 questions portent sur la mobilité, 4 sur le processus de prise de décision au sein de la famille, 2 sur l’autonomie financière, 1 sur la nutrition, 2 sur les violences physiques domestiques et 1 sur le partage des tâches domestiques.

Ci-contre :
Mesure du niveau d’autonomie des bénéficiaires du programme d’inclusion socio-économique à Madagascar et en Inde  à l’entrée du programme (T0), à la sortie du programme (T1) (en moyenne 7 mois après le début du programme) et 6 mois après la sortie du programme (T2) pour 4 257 familles accompagnées en 2024.

La grille d’objectifs sociaux prioritaires

Pour aider les familles à améliorer leurs conditions de vie, ATIA a créé une grille d’objectifs prioritaires utilisée par ses partenaires. Elle permet :

1/ d’identifier avec la famille ses priorités sur lesquelles travailler durant l’accompagnement ;
2/ de suivre la résolution de ces objectifs par nombre et par thème, au cours de et après l’accompagnement.

Cette grille comporte 27 objectifs répartis en 5 thèmes : santé, natalité, éducation, psycho-social et documents administratifs. Pour chacun de ces objectifs sont également recueillis et analysés :
• les observations de l’animatrice sociale et les indices repérables ;
• les désirs de la famille et les critères d’identification ;
• les critères de résolution.

EN SAVOIR +
sur les résultats chiffrés des programmes

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