Programmes menés par les partenaires MAMPITA et SAHI à Madagascar
Microfinance sociale intégrée (Madagascar)
Pour aider les familles vulnérables à améliorer leurs conditions de vie, ATIA participe à la création d’institutions de microfinance locales à Madagascar proposant plusieurs services de manière intégrée.
Les micro-entrepreneurs sont formés et accompagnés pour estimer leurs dépenses et leurs recettes et formaliser une demande de crédit. Les premiers prêts sont d’un montant limité, sans demande de garantie. Ceux dont l’activité se développe et qui remboursent avec succès peuvent ensuite emprunter des montants croissants, tout en épargnant en parallèle du remboursement de leur crédit.
En complément de ce service économique, les micro-entrepreneurs et leur famille adhèrent systématiquement à une mutuelle de santé et ceux qui le souhaitent bénéficient d’un accompagnement familial pour résoudre des problèmes sociaux au préalable ou en parallèle de leur projet économique.
MAMPITA et SAHI
Ce modèle intégré est porté par les institutions locales MAMPITA (région de Mahajanga), SAHI (région de Manakara) et VAHATRA (région d’Antsirabe, association aujourd’hui autonome).
MAMPITA et SAHI, appuyées par ATIA, financent et soutiennent les micro-entrepreneurs les plus démunis dans les régions de Vatovavy-Fitovinany, Boeny, Sofia et Betsiboka (et Haute Matsiatra à partir de 2028). Il s’agit de ménages vivant sous le seuil de pauvreté international et qui pratiquent ou souhaitent pratiquer une activité génératrice de revenus : agriculteur, artisan, commerçant, et constituer une épargne durable. Ce faisant, leur niveau de vie général (santé, habitat, scolarisation des enfants) est amélioré.
Plus de 82% des bénéficiaires sont des femmes, ce qui constitue une réponse au cumul de fragilités spécifiques aux femmes de ces régions : mariage précoce (dans la région Sofia, une jeune femme de 20 à 24 ans sur deux a été mariée avant 18 ans – EDSMD-V 2021), violences conjugales (41 % des femmes mariées – EDS 2021) et accès très limité à la terre (58,8 % n’en possèdent aucune, contre 43,7 % des hommes). S’ajoutent un accès difficile aux soins (mortalité maternelle de 445 pour 100 000 naissances vivantes ; seulement 25 % des accouchements assistés par un prestataire qualifié dans la région Vatovavy-Fitovinany) et l’absence de papiers d’identité, qui bloque la scolarisation des enfants et l’accès aux aides, surtout pour les mères seules. L’accompagnement social et médico-social proposé par SAHI et MAMPITA permet également de répondre à ce type de problèmes sociaux et sanitaires rencontrés par les familles les plus précaires.
En milieu rural, les bénéficiaires sont organisés en unions paysannes et peuvent bénéficier de prêts agricoles sous la forme de :
- crédits « campagne », pour financer les dépenses de la saison culturale (semences, engrais, main-d’œuvre, location de matériel) au moment où la trésorerie des ménages est la plus tendue.
- crédit « stockage », en échange d’un stock de riz déposé en garantie, qui permet aux agriculteurs de ne pas brader leur riz à la récolte et de faire face à leurs besoins après la période de soudure ;
- crédit « collecte » permettant d’acheter du riz à la récolte auprès d’agriculteurs éloignés, pour le revendre à un collecteur ou à un grossiste, ou le stocker quelques mois et le revendre quand les prix sont plus élevés.
À mesure qu’elles se développent, ces institutions de microfinance tendent vers l’autonomie financière et opérationnelle. L’extension est progressive. Chaque ouverture d’agence est précédée d’une enquête terrain pour recueillir les besoins des habitants et établir une typologie des familles permettant d’adapter au mieux les propositions d’accompagnement.
Développement de MAMPITA et SAHI
EN SAVOIR +
sur les derniers résultats chiffrés des programmes
sur la localisation des programmes à Madagascar
Reportages auprès des bénéficiaires de MAMPITA et « success stories » (2017)


