Accueil/Santé communautaire et lutte contre la tuberculose

Santé communautaire et lutte contre la tuberculose

Santé communautaire et lutte contre la tuberculose
TB, Mumbai (2024)

Programmes menés par les partenaires RAITRATIA à Madagascar et LSS et NSVQ en Inde

Lutte contre la tuberculose (Inde)

Dans les bidonvilles urbains, la forte promiscuité favorise la transmission de la tuberculose, tandis que la précarité et la malnutrition compliquent le suivi de traitements longs et exigeants. Malgré la gratuité des médicaments, de nombreux patients interrompent leur traitement, ce qui augmente les risques de rechute et le développement de formes résistantes.

ATIA accompagne les personnes atteintes de tuberculose dans les bidonvilles pour les aider à aller au bout de leur traitement, en agissant en complément du système de santé public sur les freins non médicaux qui empêchent les malades de suivre leur parcours de soins. Les patients les plus précaires venant d’être diagnostiqués et mis sous traitement sont identifiés dans le cadre de partenariats avec les centres de santé publics, puis leur niveau de pauvreté et de dénutrition est évalué grâce à l’outil « Photo de famille ». Un suivi à domicile est ensuite assuré tout au long du traitement afin de sécuriser l’adhésion : réponses aux questions des patients, conseils pour limiter les effets secondaires, sensibilisation à l’hygiène et à la réduction des risques de contamination. Les malades les plus pauvres et dénutris bénéficient de compléments alimentaires ou de distributions régulières, un soutien nutritionnel essentiel pour leur permettre de supporter le traitement.

La prévention occupe également une place importante du dispositif, avec l’identification des enfants exposés à la tuberculose au sein de l’entourage des malades orientés vers un traitement préventif. Cette approche de proximité associant suivi individualisé, soutien nutritionnel et sensibilisation communautaire, permet d’obtenir des taux de guérison supérieurs aux objectifs nationaux, pour des patients pourtant parmi les plus vulnérables.

Sensibilisation sur la tuberculose (Mumbai, Inde)

Santé communautaire et lutte contre la tuberculose (Madagascar)

À Madagascar, le traitement de la tuberculose est gratuit, mais il dure au moins six mois, et beaucoup de patients très pauvres l’interrompent avant la guérison, pour différentes raisons (difficultés de transport pour se rendre au centre de traitement, reprise du travail, raisons familiales, etc), parce qu’ils ont peur du regard des autres ou parce qu’ils se sentent mieux. Avec deux autres ONG malgaches partenaires d’ATIA (KOLOAINA et VAHATRA), RAITRATIA s’attaque à cette cause d’abandon en plaçant des animatrices sociales au cœur des centres de diagnostic et de traitement (CDT) publics, dans quatre villes du pays : Antananarivo, Antsirabe, Mahajanga et Vatomandry. Avant la mise sous traitement, chaque nouveau patient bénéficie d’un bilan individuel, réalisé avec l’équipe soignante : il permet de comprendre sa situation sociale et de repérer ceux qui risquent le plus d’arrêter leur traitement. Les animatrices sociales se rendent dans les CDT au moins une fois par mois pour y participer, voire l’animer.

Les patients identifiés comme vulnérables reçoivent un suivi renforcé, assuré par des agents communautaires dédiés à la tuberculose, encadrés par les ONG partenaires. Les animatrices sociales se concentrent sur les situations les plus difficiles et conseillent directement les médecins sur les patients qui en ont besoin. Cette approche prolonge le projet RAITRA TB mené de 2021 à 2024, où les animatrices accompagnaient à domicile tous les patients signalés par les centres. Elle donne aujourd’hui aux ONG sociales un rôle d’appui auprès du système de santé public, sans se substituer aux soignants. Certains CDT organisent déjà, chaque mois, un point collectif sur la prise des traitements, signe que l’importance de ce suivi s’installe dans les pratiques des centres.

Visite à domicile à Madagascar

EN SAVOIR +
sur les derniers résultats chiffrés des programmes
sur la localisation des programmes à Madagascar et en Inde
sur des études et publications

Retour en haut